« C'est une équipe qui se construit et va mûrir jusqu'à Sallanches »: Paul Brousse résume ainsi le projet des Bleues, dont il veut consolider l’ossature au fil des compétitions. À Ljubljana, aux Championnats d’Europe, cette cohésion se traduit aussi par des repères partagés et une communication spontanée entre coureuses.
Le groupe a développé ses propres codes ces dernières semaines, dans une dynamique que Brousse a façonnée du Canada à Ljubljana. Le castor, le loup-garou et la tortue font partie de ce langage interne, tandis que les cyclistes ont aussi appris à se transmettre des signaux en course. Célia Le Mouël et Émilie Morier, appelées en remplacement, ont rapidement été initiées à ces habitudes et aux jeux du groupe à l’hôtel.
Juliette Berthet, capitaine de route à Montréal puis coureuse protégée en Slovénie, explique que l’absence d’oreillette les a conduites à communiquer naturellement, « d'un regard, d'un petit geste ». La sélection conserve par ailleurs une continuité depuis les Mondiaux: Célia Géry, qui fait une coupure pour préparer sa saison de cyclo-cross, est la seule à ne pas être présente aux Championnats d’Europe ce samedi.
Brousse insiste sur la construction à long terme. « Le sept majeur va changer mais on va trouver la même ossature », estime le sélectionneur, qui rappelle que l’équipe a voulu tirer les leçons des erreurs commises à Kigali avant de mieux réussir à Montréal. Il voit dans l’échéance de Sallanches un horizon pour faire mûrir ce collectif. Pour les Mondiaux en France, dans un an, il envisage aussi le retour probable de Pauline Ferrand-Prévot. Il compte discuter avec elle au début de l’hiver pour connaître ses ambitions, tout en rappelant qu’en forme, elle a sa place en équipe de France.
D’ici là, les Françaises abordent la course Élite des Championnats d’Europe avec une stratégie offensive et collective. Le départ est prévu ce samedi à 13 h 30; la retransmission sur la chaîne L’Équipe commence à 12 h 50.
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