Billy Kenny raconte avoir reconnu, lors de son arrivée au sein de Manchester United, la voix écossaise d’un joueur qui venait de devenir le premier du club à dépasser les 20 buts en championnat depuis George Best, dans les années 1960. Dans cet extrait autobiographique, cette scène donne le ton d’un premier contact avec l’équipe première, où l’accueil et les perspectives sportives se mêlent à l’émerveillement du jeune joueur.
Brian Kidd avait présenté Kenny aux joueurs en interrompant les conversations pour attirer leur attention: « Les gars, voici Billy, du coin », leur avait-il dit. Parmi les visages réunis dans la pièce, Kenny se rappelle avoir identifié plusieurs figures célèbres. Une fois le silence retombé, Brian McClair lui demanda s’il soutenait Everton ou Liverpool. Kenny raconte avoir répondu par un sourire et un signe de tête, avant d’entendre McClair approuver sa réponse.
Le récit revient également sur l’attention portée à Kenny par Alex Ferguson. Celui-ci se leva pour le prendre dans ses bras et lui lança: « C’est mon garçon, c’est mon garçon… » Ferguson lui expliqua ensuite qu’il avait déjà suivi 20 minutes de son match avec les équipes scolaires de Liverpool contre Salford, après qu’Eric Harrison l’avait observé à plusieurs reprises. Il lui parla de la place que Manchester United pouvait offrir à son développement, tandis que Brian Kidd lui annonça qu’il pouvait garder sa tenue d’entraînement.
Kenny se souvient aussi que les quelques dizaines de joueurs à l’essai avaient été mêlés aux jeunes déjà engagés, tous vêtus de l’équipement du club. Il connaissait certains d’entre eux grâce aux équipes scolaires de Salford et de Manchester. Parmi ses souvenirs figure également sa plaisanterie répétée à Tommy — « Rock on, Tommy » — avant qu’ils ne comprennent que les programmes télévisés écossais l’avaient tenu à l’écart des répliques de Cannon et Ball.
Le passage raconte ainsi une découverte progressive du vestiaire et de ses personnages, entre accueil, plaisanteries et promesses de formation. Kenny rapporte que Ferguson présentait un contrat professionnel de trois ans comme une garantie de sécurité s’il choisissait United. Il conclut en disant espérer que l’homme évoqué soit heureux et en bonne santé, où qu’il se trouve aujourd’hui.
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