« Je ne suis pas usé, je ne pleurniche pas »: Bruno Genesio a tenu à clarifier son état d’esprit vendredi, alors que l’Olympique de Marseille se préparait à se déplacer à Troyes deux jours plus tard, lors de la sixième journée de Ligue 1. L’entraîneur a aussi expliqué sa réaction après la défaite contre le PSG, survenue avant la coupure internationale.
Genesio a contesté l’idée qu’il ait paru fatigué après ce revers. « Je sais que beaucoup de gens m’ont dit que j’avais l’air usé. Mais non, j’étais en colère », a-t-il expliqué. Ce qui l’a irrité, a-t-il poursuivi, c’est d’avoir eu l’impression que l’ambiance générale se satisfaisait d’une défaite limitée à 2-1 contre Paris.
« Je n’étais pas déprimé, plutôt énervé », a-t-il insisté. Le technicien a également rejeté l’idée de se contenter d’avoir évité une lourde défaite. « Peut-être que tout le monde pensait qu’on allait être humiliés ou ridiculisés et qu’on a finalement évité le pire. Mais ce n’est pas mon état d’esprit », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’était pas venu à l’OM pour adopter cette posture.
Il a aussi rappelé que cette exigence ne dépend pas du club où il travaille: « Quand on fait du football de haut niveau comme joueur ou entraîneur, on le fait pour gagner des matchs. » Genesio s’est dit déçu pour ses joueurs, qui, selon lui, « ont beaucoup donné et ont fait beaucoup de bonnes choses ». Il estime toutefois que l’équipe a été pénalisée par des détails récurrents sur lesquels elle doit progresser plus vite.
Le revers contre le PSG, sur le score de 1-2 avant la trêve, avait été qualifié d’encourageant par certains, malgré la défaite. Les joueurs de Genesio étaient pourtant annoncés face à « l’Enfer ». Pour l’entraîneur, cette lecture ne change pas l’exigence de résultat. « Je n’aime pas ce terme de pleurnicher parce que ce serait m’infantiliser », a-t-il dit, avant d’assurer que tout allait bien pour lui.
La suite immédiate se joue à Troyes dimanche: Genesio y attend une victoire, et non une consolation tirée du match précédent.
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