« C’est douloureux de perdre trois points de cette manière », a reconnu Arbeloa après la défaite de Fulham contre Ipswich. Le contraste résume le problème qui pèse sur son équipe: dernière de Premier League, elle occuperait la dixième place si les matches s’arrêtaient à la 75e minute.
Sur les six premières journées, ce scénario hypothétique donnerait à Fulham deux victoires, deux nuls et deux défaites, avec six buts marqués et six encaissés. Cela représenterait huit points, contre deux au classement réel. Le constat nourrit une formule qui revient de plus en plus souvent: « Le Fulham d’Arbeloa joue mieux que ne l’indique le classement. »
Les fins de rencontre expliquent une grande part de ce décalage. Fulham a concédé un but après la 75e minute lors de quatre matches de championnat: il s’est incliné 1-0 contre Sunderland, a subi une remontée de Crystal Palace (3-2), a partagé les points avec Manchester United (1-1), puis a de nouveau été renversé par Ipswich (2-1). Lors de cette dernière défaite, Fulham menait encore à deux minutes du terme.
« Nous devons l’accepter et nous préparer de la même façon pour le prochain match. Il faut continuer à progresser », a déclaré Arbeloa, en soulignant que son équipe avait bien joué pendant les 60 ou 70 premières minutes avant d’encaisser deux buts tardifs. Il a aussi appelé à la patience envers les jeunes joueurs et à les aider à progresser.
L’entraîneur estime que Fulham doit mieux gérer les moments où il mène sans renoncer à son jeu: « Nous devons nous améliorer quand nous sommes devant, mais continuer à jouer de la même manière: nous n’avons pas besoin de reculer et de commencer à défendre. » Il met également en avant les occasions créées, tout en reconnaissant qu’il faut les convertir pour gagner.
Malgré la pression du classement, Arbeloa affirme ne pas craindre pour sa situation: « Je ne m’inquiète jamais de ma position. Je n’ai pas peur, et on ne peut pas être entraîneur si on en a. »
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