Après avoir récemment travaillé avec l’équipe d’entraînement d’Oleksandr Usyk, Joshua a rappelé Ben Davison dans son coin pour le soir du combat. George Groves estime que cette décision est la bonne. Davison a déjà travaillé avec Joshua et Tyson Fury, qui doivent se retrouver pour un combat des poids lourds très attendu au Principality Stadium, à Cardiff, le 11 décembre.
Fabio Wardley voit aussi un possible avantage dans cette collaboration: Davison pourrait apporter à Joshua une connaissance de Fury acquise en travaillant avec lui. Wardley, qui travaille lui-même avec Davison, comprend le raisonnement de Joshua. « L’entraîneur compte énormément à l’approche d’un combat, qu’il ait déjà travaillé avec d’autres ou non », a-t-il déclaré.
Groves met surtout en avant la familiarité. Dans un moment de crise, a-t-il expliqué, une voix connue dans le coin peut être plus rassurante qu’un nouvel entraîneur, même si d’autres techniciens paraissent plus établis ou meilleurs sur le papier. Il estime aussi que l’expérience de Davison auprès de nombreux poids lourds relativise les critiques de Fury, qui l’a qualifié de « traître ». « Bien sûr que non », a répondu Groves, jugeant que Fury avait probablement quitté Davison plutôt que l’inverse et que leurs échanges relevaient surtout de la plaisanterie.
Le combat entre Fury et Joshua doit également mettre en jeu la ceinture WBA « super ». Wardley considère l’affiche digne d’un titre mondial, tout en laissant à la WBA la question de savoir si les deux boxeurs le méritent pleinement. Il espère, de son côté, décrocher une chance contre le vainqueur s’il bat Dubois à The O2. Wardley évoque aussi la possibilité que les deux hommes affrontent ensuite des poids lourds comme Filip Hrgovic ou Agit Kabayel.
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