Javier Tebas a répondu sur les réseaux sociaux au virulent communiqué du Real Madrid, présidé par Florentino Pérez, en publiant une longue réplique. Le président de LaLiga y affiche sa ligne : « Respect pour tous, subordination à personne ».
Le communiqué madrilène, qui qualifiait sa position d’« intolérable », demandait notamment son remplacement à la tête de l’organisme, selon Tebas. Celui-ci estime que cette prise de position nuit à l’image de LaLiga par ses « sorties de ton ». « Je suis pleinement d’accord avec une phrase : le président de LaLiga n’est pas le propriétaire de la compétition. Le président du Real Madrid non plus », écrit-il.
Tebas affirme que représenter l’ensemble des clubs impose de défendre leur égalité et leur équité. Il vise notamment les affirmations selon lesquelles LaLiga ne vaudrait rien sans le Real Madrid et selon lesquelles les arbitres nuiraient « au commerce qui les fait vivre ». Selon lui, ces déclarations avaient motivé sa réponse, alors que le communiqué du club n’y consacre pas un mot.
Le président de LaLiga reproche également au Real Madrid de se retrancher derrière le fait qu’il aurait répondu à un journaliste « indépendant ». Il juge que ni le récit ni la stratégie de détourner l’attention d’autres problèmes ne sont nouveaux. Tebas affirme que ce discours est porté depuis des années par Real Madrid TV et par des porte-parole du club, à travers des accusations répétées d’une Liga truquée, et refuse qu’il soit présenté comme une opinion extérieure.
Sur la demande madrilène de renforcer la confiance dans l’impartialité de la compétition, Tebas rejette le récit d’arbitres dirigés contre le Real Madrid. Il considère qu’il est légitime de critiquer une décision arbitrale, mais distingue cette critique de la transformation de chaque préjudice en preuve d’une persécution. Il s’interroge sur l’effet d’un tel discours sur la confiance et sur l’image du football espagnol.
Enfin, Tebas estime que le club confond neutralité et indépendance. À ses yeux, l’indépendance consiste à décider selon son propre jugement, sans pressions ni subordinations, en appliquant les mêmes règles à tous et en défendant l’intérêt commun, même lorsque ces positions déplaisent au Real Madrid. Il ajoute que défendre les intérêts d’un club ne revient pas à adopter son discours, pas plus que représenter tous les clubs ne signifie obéir au plus puissant.
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