L’Espagne a pris Wembley d’assaut, à la manière de la Hongrie en 1953. En renversant le score avant de faire tomber l’Angleterre chez elle, la sélection espagnole a fait ressurgir le souvenir d’un autre revers anglais dans ce stade : celui d’un pays de l’Est, vainqueur 3-6.
L’auteur du récit se remémore l’annonce de ce résultat alors qu’il était en vacances à Guimerà, son village natal. La presse y arrivait le jour même, mais dans l’après-midi, transportée par un autobus de la ligne Tàrrega-Vallfogona. Des habitants attendaient son arrivée pour suivre l’actualité sportive, notamment le Tour de France l’été, alors que la télévision n’était pas encore connue dans le village. La presse constituait donc, selon lui, le moyen d’information le plus crédible.
Ce souvenir lui est revenu devant cette sélection espagnole, capable de revenir au score pour battre les Anglais à domicile. Il décrit un phénomène qui mérite d’être étudié : depuis plusieurs mois, y compris avant la Coupe du monde, des joueurs simplement solides dans leurs clubs élèvent leur niveau une fois appelés en sélection. Leur jeu est présenté comme simple et ouvert, avec la capacité de marquer beaucoup tout en empêchant leurs adversaires de passer devant au tableau d’affichage.
Sous la direction de Luis de la Fuente, l’Espagne a encore inversé le cours du match. L’auteur souligne la faculté d’un ancien latéral, qu’il qualifie de discret, à conduire un groupe de footballeurs excellents. Il estime aussi que le football semble parfois incontrôlable, tout en possédant des caractéristiques qui le font, par moments, ressembler à une discipline sportive.
Dans un autre passage, il évoque Florentino et sa conviction que la signature de José Mourinho réglerait immédiatement tous les problèmes après une intervention télévisée du président blanc, qui y exposait ses regrets et ses difficultés. Mourinho est présenté comme un technicien expérimenté, habitué aux situations compliquées. Mais, selon cette lecture, le football est si varié qu’un remède efficace ne résout pas nécessairement tous les problèmes. L’auteur a l’impression que les Blancs vont connaître une saison compliquée, alourdie par la bonne marche du Barça et d’une autre équipe.
Il accorde surtout beaucoup de mérite à l’Espagne, qui émerge avec des surprises positives chaque fois que ses joueurs portent le maillot national, tandis que la plupart des sélections seraient en recul. Lamine Yamal, décrit comme un excellent joueur sans être encore un buteur naturel, a inscrit le premier but à Londres. Il pourrait le devenir, et cette réalisation pourrait l’aider. Il reste peu de temps.
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