Septième sur la grille à Sepang, George Russell a bondi en deuxième position dès le premier virage, derrière son coéquipier Kimi Antonelli, grâce à des pneus intermédiaires adaptés à la piste humide et à un départ fulgurant. Mais le pilote Mercedes a finalement vu s’échapper un podium au Grand Prix de Bahreïn, en Malaisie: une panne de son unité de puissance l’a contraint à l’abandon tard dans la course. Il a qualifié sa malchance de « risible » après l’épreuve.
La course avait déjà changé de visage pour Russell. Max Verstappen l’a dépassé dès le sixième tour. Puis la première voiture de sécurité lui a permis de reprendre l’avantage sur Antonelli par l’extérieur du virage 5 lors de la relance. Le Britannique est alors remonté à la deuxième place, avant qu’Antonelli ne la récupère huit tours plus tard.
Une nouvelle voiture de sécurité, tard dans l’épreuve, a ensuite offert à Russell une occasion de se mêler à la lutte pour la victoire. Mais la panne a scellé son sort à quelques tours de l’arrivée. C’était son troisième abandon de la saison, et son deuxième dû uniquement à un problème technique.
« Il faut presque en rire », a-t-il déclaré. Il a aussi décrit une déception qui dépasse, selon lui, le simple regret, ajoutant que cette situation s’était répétée cette saison. Le podium lui avait paru « très certain » après une course qu’il jugeait solide, sans être exceptionnelle. « Ce n’est pas la première fois, alors je suis assez habitué à ce sentiment et à ces questions », a-t-il ajouté.
Le revers pèse aussi au championnat. Russell a expliqué qu’il aurait eu besoin d’un coup de chance pour revenir, mais que la panne a transformé un retard de trois points sur Kimi en une perte de 18 points. « Bien sûr, c’est extrêmement improbable », a-t-il reconnu au sujet de ses chances, sans déclarer le championnat perdu. Il a toutefois promis de « continuer à se battre ».
Toto Wolff a, lui aussi, exprimé sa colère après le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie, qu’il a décrit comme l’une de ses « pires expériences » personnelles. Le patron de Mercedes a estimé que les abandons pourraient coûter cher au cours des sept courses restantes et a insisté sur la nécessité d’y mettre fin. Il a néanmoins dit que le travail du groupe lui redonnait confiance: il s’attend à ce qu’il trouve une solution et pense que l’équipe reviendra en force.
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