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À Sepang, le pari des pneus slicks pénalise McLaren et Ferrari

Rédaction SportNestrail y a environ 2 heures4 vues
À Sepang, le pari des pneus slicks pénalise McLaren et Ferrari

Le Grand Prix de Bahreïn disputé en Malaisie a été marqué par un choix de pneus qui a desservi McLaren et Ferrari. Après une heure et 33 minutes de retard, les conditions de piste au début de la course favorisaient les pneus intermédiaires, malgré une apparence de piste en train de sécher sur le circuit de Sepang.

Pour la reprise, Ferrari a chaussé des pneus slicks tendres et McLaren des slicks médiums. Mais, lorsque la course a commencé derrière la voiture de sécurité, la piste restait trop glissante pour ce choix. Lando Norris a expliqué que l’idée de partir en slicks lui avait semblé « assez convaincante », tout en disant qu’il doutait des performances des intermédiaires. Lors de son tour de reconnaissance vers la grille, le pneu à flanc vert lui avait paru souffrir sur la surface abrasive de Sepang.

Norris a toutefois reconnu le risque: « Cela semblait peut-être un peu risqué, parce qu’un slick sur une piste mouillée comporte toujours un risque. » Il a aussi expliqué que le nombre de concurrents envisageant cette option la rendait crédible sur le moment. Son ressenti des intermédiaires, a-t-il ajouté, était trompeur: il en avait peu utilisé auparavant et ils lui avaient semblé meilleurs qu’ils ne l’étaient réellement.

Avant le départ arrêté, McLaren a changé de stratégie et fait rentrer Oscar Piastri pour monter des pneus intermédiaires. Norris et les Ferrari, eux, ont conservé leur choix initial. Le septuple champion Hamilton a, de son côté, estimé que Ferrari pouvait aussi bien poursuivre son pari, l’équipe étant déjà loin derrière et un arrêt supplémentaire lui faisant perdre davantage de temps.

Hamilton a plaisanté après ces choix infructueux: il n’allait pas « aller au casino avec les gars ». Il a aussi raconté qu’en sortant des stands, il avait vu les projections d’eau derrière la voiture de Max et compris que sa course était « vraiment en difficulté ».

Le récit de cette décision met en lumière le dilemme du redémarrage: la piste paraissait sécher, mais l’adhérence restait insuffisante pour les pneus lisses. Pour McLaren comme pour Ferrari, le pari initial s’est ainsi heurté aux conditions réelles de la piste.

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