« C’est une blague »: Isack Hadjar n’a pas caché sa frustration après le Grand Prix de Bahreïn, disputé en Malaisie. Le pilote a qualifié sa course de désastreuse et s’est plaint du comportement de sa Red Bull, notamment d’un manque de batterie dans les derniers tours. Il était parti de la huitième place après une pénalité moteur, puis a connu un passage dans le gravier lors du tour de formation, sur une piste humide.
Une fois la course lancée après des problèmes de logiciel, Hadjar a chaussé des pneus intermédiaires et dépassé Liam Lawson pour prendre la quatrième place au sixième tour. Il a ensuite résisté à Lewis Hamilton pendant une grande partie de l’épreuve. Le retrait de George Russell lui a permis d’occuper la troisième position, mais les Ferrari l’ont dépassé lors de la courte relance qui a suivi la dernière intervention de la voiture de sécurité. Hadjar a finalement terminé cinquième, à près de quatre secondes d’Hamilton.
« Pas de rythme », a résumé le pilote. Il a aussi dit ne pas comprendre comment sa voiture avait pu perdre autant de compétitivité: « Quelque chose n’allait pas, parce que je ne peux pas être une seconde au tour plus lent maintenant. Même par rapport à Mercedes, alors que nous étions plus rapides tout le week-end. » Hadjar a décrit une voiture « horrible à conduire » et a estimé que le problème se situait du côté du châssis. Selon lui, le groupe propulseur fonctionnait correctement; la baisse de niveau de batterie lors des deux premiers tours après la relance s’est ensuite stabilisée.
Le Français a expliqué que ce manque de batterie l’avait empêché de défendre sa position face aux Ferrari dans les lignes droites. « On perd le podium pour quelque chose d’aussi stupide », a-t-il regretté. Il a également évoqué le manque d’adhérence et la difficulté de la relance, jugeant la situation « une blague ».
Sur les 30 tours disputés sous drapeau vert, Hadjar a concédé en moyenne 0,881 seconde par tour à Max Verstappen, son coéquipier. La victoire de Verstappen a toutefois aidé Red Bull à réduire son retard sur McLaren dans la lutte pour la troisième place du championnat des constructeurs: l’écart est passé de 76 à 18 points sur les deux derniers Grands Prix. Hadjar, avec 10 points, a lui aussi contribué à ce rapprochement, en plus des 25 inscrits par Verstappen.
« Je suis heureux pour les gars, mais pour moi, c’est un désastre », a-t-il ajouté. Hadjar a dit vouloir corriger le problème et faire mieux à Singapour.
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