La FIFA s’oriente vers une modification de son règlement disciplinaire afin d’empêcher qu’une affaire comparable à celle de Balogun ne se reproduise à la Coupe du monde. Le projet vise à retirer à l’instance la possibilité de suspendre l’automatisme d’un match de suspension après un carton rouge direct, selon un compte rendu du Daily Telegraph. L’amendement est envisagé, mais n’est pas présenté comme déjà adopté.
Le précédent est celui de Folarin Balogun, expulsé contre le Paraguay en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Il aurait dû manquer le match contre la Belgique. Donald Trump, président des États-Unis, est intervenu pour demander un réexamen de la sanction. La FIFA a ensuite décidé de la suspendre, ce qui a permis à Balogun de jouer la rencontre suivante.
La décision avait été prise par le président de la commission de discipline de la FIFA. Il s’était appuyé sur l’article 27 du Code disciplinaire de l’organisation, qui autorise la suspension de mesures disciplinaires. C’est cette possibilité que la réforme chercherait à écarter pour les suspensions automatiques d’un match liées à un carton rouge direct. Le compte rendu résume ainsi l’effet envisagé: « Cette modification du règlement supprimerait la possibilité dont dispose la FIFA de suspendre la sanction automatique d’un match à l’encontre des joueurs qui reçoivent un carton rouge direct, comme cela s’est produit pour Balogun à la Coupe du monde. »
Le calendrier et les conditions de présentation du projet alimentent toutefois le débat. Le compte rendu avertit que son arrivée à la dernière minute pourrait relancer les questions sur une éventuelle volonté de disculper la direction du football et son président, Gianni Infantino, dans l’affaire Balogun. Il rapporte aussi que les membres du Conseil dirigeant ont été surpris par la proposition, présentée à la veille de leur réunion de jeudi à Zurich. Le Conseil compte 37 membres; le sujet ne figurait pas à l’ordre du jour publié deux semaines auparavant, et la réunion s’annonçait houleuse.
La controverse avait déjà provoqué une forte colère dans le football. L’UEFA avait qualifié la décision de précédent incompréhensible, franchissant toutes les lignes rouges, tandis que les déclarations de Trump affirmant être intervenu directement auprès du président de la FIFA avaient amplifié la polémique. La réforme est présentée comme un moyen de combler une faille juridique et d’empêcher que les suspensions automatiques d’un match soient à nouveau levées. Mais la manière inattendue et tardive dont elle a été soumise a également suscité des critiques au sein du Conseil, avant les réunions décisives de Zurich.
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