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« Si je suis détesté à Barcelone, ce n’est pas mon problème »: les formules de Mourinho réunies dans un livre

Par Rédaction SportNestra

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« Si je suis détesté à Barcelone, ce n’est pas mon problème »: les formules de Mourinho réunies dans un livre

Photo : Photo2021, 2018 (photo d’archives) / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0, recadrée et mise en forme par SportNestra, partagée sous la même licence

« Si je suis détesté à Barcelone, ce n’est pas mon problème. » Cette formule de José Mourinho donne le ton d’El Evangelio según Mourinho, un ouvrage qui revient en librairie au moment où le technicien portugais doit retrouver le Real Madrid, rapporte Marca.

Le volume rassemble plus de 120 déclarations, accompagnées de leur contexte historique et d’explications sur leur retentissement. Il retrace la manière dont Mourinho a fait des conférences de presse un outil de travail: la parole pouvait, selon la présentation de Marca, servir à défendre ses joueurs ou à mettre la pression sur ses adversaires. Le livre comprend aussi des avis d’autres personnalités du football, dont Jorge Valdano, avec qui Mourinho a eu des différends lors de sa première période au Real Madrid. Il revient également sur une personnalité qui a suscité autant d’admiration que de rejet dans les différents pays où l’entraîneur a travaillé.

Parmi les formules retenues, le livre fait ressortir l’assurance affichée par Mourinho lors de sa présentation comme entraîneur de Chelsea en 2004, lorsqu’il s’est lancé le surnom de « The Special One ». Une autre séquence marquante remonte à 2011: après une défaite du Real Madrid contre Barcelone en demi-finale de la Ligue des champions, il a répété « Pourquoi? Pourquoi? », tout en critiquant vivement l’arbitrage.

Les citations réunies dessinent aussi ses thèmes récurrents. À propos du Real Madrid, Mourinho disait: « Ce n’est pas beau d’entraîner le Madrid, c’est de gagner au Madrid. » Il insistait sur la place du collectif en déclarant que Cristiano Ronaldo était important pour le club, mais que « le club est ce qui compte, pas les joueurs ». Et, sur la pression, il lançait: « La peur ne sera pas la nôtre, elle sera celle de ceux qui devront jouer contre le Real Madrid. »

D’autres phrases mettent en avant son rapport au travail et à son groupe. « Je ne suis pas un provocateur, je suis un travailleur et je veux du respect », affirmait-il, ajoutant qu’il défendrait son équipe si ce respect faisait défaut. Il résumait ainsi sa relation avec ses joueurs: il parlait encore de ceux qu’il avait entraînés à Oporto et à Chelsea comme s’ils étaient toujours les siens, et souhaitait nouer le même lien avec ceux du Real Madrid.

La sélection ne se limite pas aux déclarations solennelles. Mourinho y défend aussi une vision du jeu, refuse de célébrer longtemps les succès et signe des sorties mordantes contre ses confrères. L’ensemble, présenté par Marca comme « l’Évangile selon Mourinho », rassemble ainsi les différentes facettes d’un entraîneur qui a fait de ses mots une part visible de son travail.

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