Bernstein estime que le talent de Kinkladze ne suffisait pas à convaincre

City a quitté la Premier League avant de tomber ensuite dans le troisième échelon. Georgi Kinkladze, lui, reste associé à Manchester City comme un héros apprécié pour ses gestes de magie lors d’une période particulièrement sombre du club. Ses dribbles et ses buts spectaculaires lui ont valu une popularité naturelle auprès des supporters, mais David Bernstein estime que ces qualités ne suffisaient pas à elles seules.
Bernstein a siégé au conseil d’administration de City avant d’en devenir le président. Il admirait le talent exceptionnel du Géorgien, tout en considérant que sa contribution ne répondait pas toujours aux attentes du collectif. « Comme talent, il est évidemment très haut dans mon estime. Comme artiste, aussi. C’était un grand plaisir de le regarder », a-t-il déclaré.
Pour Bernstein, les difficultés de Kinkladze ne se résumaient pas à une question de niveau. Il juge que les qualités qui rendaient le joueur si agréable à voir évoluer devaient s’accompagner d’un investissement plus important dans le jeu d’équipe. « Mais il avait ses limites comme joueur collectif », a-t-il expliqué. Il a aussi estimé que Kinkladze ne travaillait pas assez et ne participait pas suffisamment aux tâches défensives attendues des attaquants.
Bernstein comprend donc la décision de se séparer du Géorgien, même s’il reconnaît l’affection qu’il suscitait. « Il était formidable. J’aimais le regarder », a-t-il dit, avant d’expliquer que le joueur avait été laissé partir parce qu’il n’apportait pas assez à l’équipe dans différents domaines.
Interrogé sur la comparaison avec le Belge De Bruyne, dont l’époque à City a été marquée par son rôle central dans les succès du club sous Guardiola, Bernstein n’a pas placé Kinkladze au même niveau. À ses yeux, l’écart ne séparait pas le talent de l’absence de talent: il tenait aussi à ce qu’un joueur apportait au collectif. Il a même avancé que Kinkladze, sans une nette progression dans d’autres aspects de son jeu, ne trouverait probablement pas sa place dans une équipe de Pep Guardiola aujourd’hui.
Quand Bernstein a évalué les joueurs de son époque à City susceptibles de s’intégrer à une équipe d’élite, Nicolas Anelka s’est démarqué. Le Français avait été le meilleur buteur de City lors de chacune de ses deux premières saisons, avec la vitesse et le sens de la finition que Bernstein jugeait déterminants. Il ne l’a toutefois pas présenté comme un choix assuré dans une équipe moderne de City. La comparaison souligne surtout le critère de Bernstein: au-delà du talent, la capacité à contribuer de plusieurs façons.
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