Le Tenerife doit traverser le deuil après la mort de Jesús de Miguel

Le Tenerife doit affronter le deuil après la mort de Jesús de Miguel et trouver les ressources pour reprendre la compétition. La disparition du joueur, à la suite d’une entrée fatale au Heliodoro de la part du gardien du Andorra Jesús Owono, a profondément frappé le vestiaire du club. L’absence de Jesús de Miguel s’inscrira dans le quotidien de l’équipe, appelée à traverser une période de deuil avant de retrouver une forme de normalité. Pour le CD Tenerife, c’est une épreuve à laquelle aucune équipe ne peut se préparer.
Felipe Miñambres, président du Tenerife, a décrit l’ampleur du choc et le besoin d’un soutien extérieur: « C’est très dur, nous avons besoin d’une aide professionnelle. » Il a aussi expliqué que les joueurs, leurs proches et les membres du club auraient besoin d’être accompagnés, tout en soulignant que cette aide avait déjà commencé. « Nous le porterons toujours dans notre cœur. C’est un très grand malheur », a-t-il déclaré.
Le psychologue sportif José Antonio Luengo rappelle combien la manière de gérer un tel événement compte dans un vestiaire. Le deuil, explique-t-il, bouleverse les repères et ne se traverse pas de façon uniforme. Certains joueurs peuvent être davantage atteints, tandis que d’autres sont en mesure de soutenir le groupe. Luengo recommande de repérer ces personnes et de bâtir autour d’elles « une sorte de “garde rapprochée” qui protège le vestiaire ». Le but, insiste-t-il, est de préserver les joueurs sur le plan émotionnel et de leur permettre de vivre leur deuil sans leur imposer de nouvelles charges.
Le collectif peut aussi offrir un espace où la douleur est partagée. Un témoignage évoque le fait de pleurer ensemble, de se prendre dans les bras et d’apprendre à vivre dans cette nouvelle réalité. La perte n’a toutefois pas la même portée pour chacun: Morilla souligne que le vécu dépend à la fois de l’importance de la personne disparue et de la façon dont chacun élabore son deuil. Le cheminement reste donc individuel, même lorsque le groupe cherche à se reconstruire ensemble.
L’expérience d’Escudé apporte un autre éclairage sur le rôle de la solidarité. « Ce qui est important, c’est de se sentir entouré, l’identité du groupe, du club », dit-il, en invitant le Tenerife à s’appuyer sur les liens qui unissent ses membres. Il estime aussi qu’un drame peut rapprocher un collectif: « Ce qui est arrivé à Antonio a beaucoup uni les supporters de Séville. » Pour le Tenerife, la priorité demeure désormais de protéger ses joueurs et de leur laisser le temps nécessaire pour faire face à cette absence.
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