À Porto, Oskar Pietuszewski est décrit comme un talent audacieux et difficile à guider

Oskar Pietuszewski est présenté comme un joueur audacieux et doué, mais aussi difficile à entraîner. À Porto, ce mélange de qualités et de tempérament nourrit les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, tandis que ses prestations récentes attirent l’attention.
Son geste réalisé début mars à l’Estádio da Luz, enceinte de Benfica, illustre son audace: il a éliminé Nicolás Otamendi avant de tromper Anatoliy Trubin. La séquence n’a pas été décrite comme un éclair isolé. Samu Aghehowa, son coéquipier, a réagi avec un sourire: « Tu n’as aucune pitié », dans des propos relayés par A Bola.
Son premier entraîneur, Rafał Muczyński, se souvient d’un joueur « qui a toujours eu une mentalité de gagnant et vivait mal les choses quand elles ne fonctionnaient pas ». Lasocki, lui, jugeait déjà son potentiel évident: « Il était clair que c’était un talent exceptionnel. » Marek Wasiluk, son entraîneur chez les jeunes à Jagiellonia, le plaçait parmi « les meilleurs garçons d’Europe dans sa catégorie d’âge ».
La gestion de cette personnalité a aussi demandé de la patience. En avril, après avoir été remplacé lors d’une victoire 3-1 à Estoril, Pietuszewski a manifesté sa colère sur le banc. L’entraîneur a attendu la fin de la douche des joueurs et de sa conférence de presse pour lui parler calmement, en lui montrant l’écusson du club.
D’autres témoignages soulignent son aisance dans le groupe. Afimico Pululu a confié à O Jogo que l’adolescent ne semblait pas être un nouveau venu. L’attaquant a expliqué qu’il n’était pas timide et qu’on aurait pu croire qu’il était là depuis trois ans. Pepe, ancien défenseur de Porto, a également relevé qu’il savait jouer des deux pieds. Après sa première apparition de la saison, entrée en fin de match lors d’une victoire 3-1 contre Benfica en septembre, il l’a décrit auprès d’Eleven Sports comme un joueur très doué, capable d’utiliser aussi bien le pied droit que le gauche.
Le 26 mars, Pietuszewski a fait ses débuts avec la Pologne, en entrant à la mi-temps de la victoire 2-1 contre l’Albanie en demi-finale des barrages. Il compte six sélections. Si Siemieniec estime qu’il peut encore être à la fois un danger pour son équipe et un joueur capable de faire basculer un match, le portrait qui se dessine reste celui d’un talent dont l’encadrement doit accompagner la fougue.
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