Vasseur reconnaît que les distractions autour de Ferrari sont devenues un « gros problème ». Le patron de l’écurie affirme que les rumeurs et les questions répétées nuisent à la stabilité et à la concentration dont son équipe a besoin. Un communiqué publié plus tôt dans la semaine pour réaffirmer la confiance de Ferrari en lui était, selon lui, devenu indispensable.
« Quand on voit tout ce bruit et toutes les rumeurs dans la presse toute la semaine, je pense que nous devons travailler sereinement en équipe, et ce n’était absolument pas le cas », a-t-il déclaré après le week-end dernier du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Vasseur a expliqué que, sans cette prise de parole, les mêmes sujets auraient continué à occuper l’actualité. « Je pense qu’il fallait publier ce communiqué, faire quelque chose, sinon nous aurions eu la même chose ce week-end. »
La presse italienne a spéculé ces dernières semaines sur l’avenir de Vasseur, tandis que Christian Horner a été associé à l’idée de rejoindre Ferrari. Face à ces interrogations, le Français réclame avant tout un environnement plus stable: « Le gros problème que nous avons aujourd’hui, c’est la stabilité, la sérénité dans l’équipe, et la concentration nécessaire, plutôt que d’avoir ce genre de questions toute la journée. »
Vasseur a aussi reconnu que les critiques faisaient partie de sa fonction. « Quand on accepte ce rôle, on en prend les bons et les mauvais côtés. Je m’attendais à quelque chose comme ça », a-t-il dit. Il estime toutefois qu’il est parfois injuste de désigner quelqu’un comme responsable, et affirme vouloir protéger son équipe lorsque les résultats sont difficiles. « Quand nous gagnons, nous gagnons en équipe; quand nous sommes en difficulté, je suis là pour les défendre. » Il a ajouté que certaines attaques devenaient personnelles et que « ce n’est pas bien ».
Cette tension s’inscrit dans une période sportive contrastée. Vasseur, arrivé chez Ferrari en provenance de Sauber en 2023, a accompagné le retour de l’équipe aux victoires cette année après une saison 2025 difficile. Mais la lutte de Ferrari pour le championnat face à Mercedes s’est estompée ces derniers mois, au cours d’une série de cinq courses sans podium.
Avant le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie de ce week-end, Lewis Hamilton a vivement défendu Vasseur, tout en s’interrogeant sur la structure de Ferrari et sur la nécessité de la modifier. Vasseur a assuré que ses relations avec ses dirigeants, Benedetto et John, étaient « très bonnes ». Selon lui, l’ambition de toujours vouloir faire mieux est inhérente au métier et « n’a rien à voir avec l’organisation ». La saison dernière, il avait signé une prolongation de contrat pluriannuelle.
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