Isack Hadjar a révélé sa réaction après son premier tour avec le moteur de Formule 1 conçu par Red Bull. À Barcelone, cette première expérience l’a laissé pessimiste: « Je me suis dit: waouh, ça va être une longue saison », a-t-il raconté. Le pilote ajoute que la situation s’est rapidement redressée et qu’il ne mesure peut-être pas encore pleinement l’ampleur du travail accompli.
Le contraste avec les performances actuelles du groupe propulseur est d’autant plus frappant que, d’après Hadjar, le projet en était à un stade très différent au début de l’année. Le moteur thermique de Red Bull a depuis été classé par la FIA comme le meilleur du plateau. Red Bull et Ford ont également surpris par leur entrée en matière lors de leur saison de début, souligne le contexte autour de ce projet.
Cette progression s’appuie sur des moyens importants. Red Bull a investi dans ses installations et dans l’équipe dirigée par Ben Hodgkinson, qui compte de nombreuses recrues venues de Mercedes. Hadjar se rappelle qu’au moment de son arrivée dans la filière junior, il n’y avait que Red Bull Racing; quelques mois plus tard, deux grands bâtiments étaient sortis de terre et le projet avait pris forme.
Le pilote se réjouit du travail des équipes, tout en rappelant qu’un conducteur peut peser davantage sur le développement du châssis, grâce à ses retours et à ses préférences, que sur celui du moteur. Pour cette partie, il dépend du travail collectif. Une contrainte qu’il accepte avec confiance: Red Bull a, selon lui, les moyens de produire un bon moteur après y avoir consacré beaucoup d’argent.
Les résultats ont aussi été salués par Christian Horner. La victoire de Red Bull en Malaisie a été son premier succès de la saison 2026 en Formule 1, ainsi que sa première victoire avec son propre groupe propulseur. Horner a rappelé qu’il y a cinq ans, le projet Powertrains n’était encore « qu’un trou dans le sol ». Max Verstappen, lui, dit avoir abordé 2026 sans excès d’optimisme ni de pessimisme. Il estime que la situation aurait pu être bien pire, en référence aux difficultés actuelles de Honda, l’ancien partenaire moteur de Red Bull.
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