La FIA reconnaît que l’équité a été compromise lors des qualifications sprint du Grand Prix de Singapour. Nikolas Tombazis, directeur des monoplaces de la fédération, a qualifié l’incident de « pire chose » pour la FIA, après une séquence qui a pesé sur l’ordre sportif.
Les qualifications sprint avaient été interrompues par un drapeau rouge après l’accident de Sergio Perez. À la fin de la SQ1, la direction de course n’a d’abord pas réactivé le mode dépassement. Elle l’a ensuite remis en fonction pendant 27 secondes, avant de le désactiver à nouveau. Les pilotes ont été déconcertés par le manque de puissance; ceux éliminés lors de cette première phase ont estimé avoir été désavantagés de manière injuste.
Interrogé par Sky Germany, Tombazis a expliqué que « beaucoup de choses se passent simultanément à la direction de course ». La réactivation du système se fait normalement manuellement, a-t-il précisé, afin de vérifier que les conditions de sécurité le permettent. Cette fois, une fenêtre d’alerte est apparue sur l’ordinateur d’un membre de l’équipe et n’a pas été traitée assez vite. Sous la pression du temps et des autres événements, l’alerte a ensuite été oubliée, a-t-il raconté.
Les réclamations des pilotes ont conduit la FIA à examiner la situation pour en comprendre la cause. Une fois le problème repéré, le mode dépassement a brièvement été réactivé, mais Tombazis a reconnu que cette décision n’était pas la bonne au regard de l’équité, avant sa nouvelle désactivation.
« C’était un peu le chaos, franchement », a-t-il admis, en évoquant les conséquences sur l’ordre compétitif. La FIA n’est pas satisfaite, a-t-il ajouté, car certains pilotes ont été plus affectés que d’autres. Pour la fédération, le problème a interféré avec les résultats de la première séance du sprint; Tombazis a rappelé que la sécurité et l’équité constituent ses priorités.
Il a enfin reconnu que des erreurs humaines peuvent survenir dans une tâche complexe. La responsabilité de la FIA, a-t-il dit, est de les analyser et de veiller à ce qu’elles ne se reproduisent pas: c’est le travail engagé après cet incident.
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