Ferrari échoue à jouer la pole après avoir dominé les essais du Grand Prix des États-Unis
Par Rédaction SportNestra

Photo : Liauzh, 2026 / Wikimedia Commons — CC BY 4.0, recadrée et mise en forme par SportNestra
Ferrari semblait avoir les moyens de jouer la pole après les essais du Grand Prix des États-Unis. Charles Leclerc avait signé le meilleur temps des deux séances du vendredi, puis Lewis Hamilton s’était montré le plus rapide en FP3, après l’annulation du meilleur tour de Leclerc. Mais la Scuderia n’a pas réussi à prolonger cette dynamique en qualifications: son rythme a plafonné dans la dernière partie de la séance et elle n’a pas trouvé la progression nécessaire en Q3.
Leclerc s’élancera quatrième sur la grille du dimanche, juste devant Hamilton, cinquième. La lutte pour la première place a finalement impliqué d’autres concurrents: Kimi Antonelli a réalisé un premier tour suffisamment rapide en Q3 pour prendre la pole devant Verstappen.
Les limites de Ferrari se sont manifestées sur deux fronts: la vitesse en ligne droite et la préparation des pneus pour la dernière partie des qualifications. La voiture s’était pourtant montrée performante dans les virages lents. Pendant les essais, l’équipe avait aussi progressé dans les virages 6 à 10, à la fin de la portion en esses, ainsi que dans les virages rapides 16 à 19.
Leclerc a relié la baisse de régime en Q3, en partie, à l’évolution de la température de la piste. « C’est très décevant. Il y a eu d’autres week-ends où nous étions performants en essais libres, mais, en qualifications, les autres ont clairement davantage de vitesse en ligne droite et il nous est très difficile de rivaliser », a-t-il expliqué.
Il estimait que la voiture avait le potentiel pour faire mieux, mais que les pneus n’étaient pas dans la bonne fenêtre au moment décisif. « En Q3, il faisait peut-être un ou deux degrés de moins, et cela a fait une énorme différence pour moi. J’ai beaucoup glissé dès le tour de sortie, ce qui a ensuite rendu les choses très difficiles », a-t-il déclaré. Il a également reconnu que Ferrari devait mieux comprendre le comportement des pneus: à ses yeux, ses rivales parviennent plus facilement à en extraire la performance en Q3, tandis que la Scuderia paie cher le moindre écart à la fenêtre idéale.
Le châssis Ferrari conserve des températures de pneus relativement basses en configuration de course. Cet avantage se paie toutefois sur un tour lancé: il devient plus difficile de chauffer les pneus comme il le faut en qualifications, notamment lorsque la température de la piste baisse. Hamilton, lui, a décrit un tour de sortie réussi pour préparer ses pneus et un dernier tour relativement propre, sans les difficultés rencontrées par Leclerc.
Leclerc a aussi pointé le manque de vitesse de Ferrari en ligne droite. Il juge que les rivales ont rejoint l’équipe dans les virages, alors que Ferrari n’a pas réussi à combler l’écart sur les lignes droites. Martin Brundle a, lui, estimé que la tête était très serrée, avec McLaren et Mercedes également dans le jeu. Le contraste entre la promesse des essais et le résultat des qualifications laisse Ferrari avec deux sujets à résoudre: mieux exploiter ses pneus lorsque la piste refroidit et retrouver de la vitesse en ligne droite.
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