Christian Horner revient sur son départ de Red Bull et évoque un possible excès de contrôle

Christian Horner est revenu sur son départ de Red Bull dans un entretien empreint d’émotion. Écarté le 9 juillet 2025, il dit avoir vécu une rupture brutale avec une entreprise à laquelle il avait consacré toute son énergie. « Je n’aurais jamais imaginé me retrouver dans cette position », a-t-il déclaré. « C’était une période très difficile, parce que tout a été exécuté de manière si… brutale. J’ai mis tout mon cœur et toute mon âme dans cette entreprise, et soudain, me la voir retirer a été très dur. »
Les raisons de son éviction restent au centre des interrogations soulevées dans l’entretien. Parmi les pistes évoquées figurent les accusations du début de 2024, les résultats de Red Bull — l’écurie n’a remporté que deux Grands Prix durant la première moitié de 2025 — et l’hypothèse d’un ultimatum venu de l’entourage de Max Verstappen. Horner, lui, a avancé une autre possibilité, liée à l’équilibre des pouvoirs: « Peut-être a-t-on estimé que j’avais trop de contrôle. » Il a aussi rapporté qu’on lui avait dit que l’écurie ressemblait davantage à « Christian Racing » qu’à « Red Bull Racing ».
L’entretien fait également apparaître une lutte autour de l’identité et de la direction de l’équipe. Horner a rappelé que les tensions entre la maison mère autrichienne et son équipe de course s’étaient installées après la mort du cofondateur Dietrich Mateschitz. Interrogé sur la possibilité qu’il se soit lui-même congédié au vu de la baisse de régime de l’équipe à la mi-2025, il s’est défendu en s’appuyant sur son bilan. « Je pense que la Formule 1 est un secteur où les résultats comptent », a-t-il répondu. Il a ensuite revendiqué 124 victoires, 14 titres mondiaux, 287 podiums, un taux de réussite d’une victoire pour quatre courses, plus de 3 milliards de dollars de recettes de commandites générées et la création d’un moteur à partir de rien.
Horner a aussi décrit le contraste entre son départ et la suite de la saison. Il a dit avoir quitté l’équipe en bonne forme, mais avoir souffert de voir ses pilotes célébrer sans lui. « Ce qui m’a fait mal, c’est de voir toutes ces personnes ne pas pouvoir partager ce moment avec eux », a-t-il confié. « C’est un peu comme regarder par la fenêtre une fête à laquelle on n’est pas invité. » Après son éviction, Red Bull a retrouvé son rythme et Max Verstappen a remporté six des neuf courses suivantes, contribuant à stabiliser l’équipe.
Durant les 15 mois qui ont suivi son départ, Horner a profité de son indemnité de rupture dans sa propriété de campagne. Dans l’entretien, il revient ainsi autant sur la brutalité de son éviction que sur les questions de contrôle et sur le bilan qu’il estime avoir laissé derrière lui.
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