La demande d’une formation en auto-école pour les utilisateurs de trottinettes électriques est désormais sur la table de la DGT. La Confédération nationale des auto-écoles (CNAE) a appelé les administrations à soutenir cette mesure préventive afin d’éviter les accidents.
Pour la CNAE, tôt ou tard, la nécessité que les utilisateurs de trottinettes électriques reçoivent une formation préalable pour connaître les règles de circulation et les dangers potentiels de leur conduite devait apparaître. L’enjeu tient aussi bien aux infractions relevées, notamment la circulation sur les trottoirs, l’usage d’écouteurs ou du téléphone, qu’à la vulnérabilité des personnes qui les utilisent. La confédération propose ainsi une formation destinée à prévenir à la fois les sanctions et les accidents.
Selon les éléments rapportés, les auto-écoles souhaiteraient accueillir ces très nombreux usagers dans leurs centres pour une formation préalable. Elles n’ont toutefois pas précisé s’il serait opportun de prévoir un examen afin d’évaluer les acquis à l’issue du cours.
Le programme mettrait l’accent sur les panneaux et les règles de circulation, ainsi que sur les risques réels de ce mode de déplacement. Cette approche réduirait la place accordée au seul contrôle et à la sanction d’infractions commises par des usagers qui, selon cette analyse, ignorent souvent des règles que personne ne leur a demandé d’apprendre.
Le cours aurait une orientation pratique et s’inspirerait, dans ses grandes lignes, des formations suivies par les conducteurs ayant perdu des points ou leur permis. Son déploiement serait déjà envisagé dans la législation espagnole, qui prévoit des modules de sensibilisation routière pour de futurs conducteurs, sans qu’ils aient encore été mis en œuvre.
La CNAE estime que les résultats des actuels stages de récupération de points confortent sa demande. Elle souligne que « beaucoup de ceux qui les suivent se demandent pourquoi ils n’ont pas reçu cette formation avant de commencer à conduire », plutôt qu’après un contrôle positif, une infraction ou un accident.
La formation aborderait également les dangers des drogues lors de l’utilisation de ces trottinettes. En 2025, 60 492 procédures administratives liées aux drogues ont été traitées, tandis que la tendance de cette consommation reste à la hausse.
La DGT et les administrations compétentes doivent valider ces formations. La CNAE s’engage à les développer immédiatement avec elles, mais les autorités de la circulation ne se sont, pour l’instant, pas exprimées sur cette demande.
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