Les clubs européens se réunissent dans un climat de tempête. L’EFC, l’association qui rassemble désormais plus de 800 clubs du continent, organise demain son congrès annuel à Copenhague avec plusieurs dossiers brûlants, au premier rang desquels son différend avec la FIFA et le cas du City.
La sanction infligée au City par la Premier s’ajoute en effet à la confrontation entre l’UEFA et la FIFA. Les clubs doivent notamment définir leur position face à la tentative de Gianni Infantino de céder une partie du Mondial à travers le projet FIFA Forward Enterprise. Dès le départ, l’EFC présidée par Nasser Al-Khelaïfi a affirmé que le football n’appartenait pas à la FIFA et ne pouvait pas être vendu, dénonçant officiellement une démarche que son président aurait voulu mener unilatéralement.
Aleksander Ceferin assistera au congrès, alors que l’EFC est jusqu’ici toujours parvenue à trouver des terrains d’entente avec l’instance dirigeante du football européen. Une représentation de la FIFA sera également présente, comme à l’habitude, mais Gianni Infantino ne devrait pas y participer sauf surprise. Sa venue restait possible, mais paraît de moins en moins probable faute de confirmation. Présent à Rome lors de l’édition de l’an dernier, il devrait déléguer cette fois un autre représentant, alors qu’il mène sa campagne électorale, marquée par de nombreux déplacements.
Les clubs européens restent opposés au prochain projet de Coupe du monde des clubs et doivent encore conclure un accord avec la FIFA. Ils réclament aussi des sommes restant dues au titre du fonds de solidarité de la première édition organisée aux États-Unis. En parallèle, l’EFC a conclu avec l’UEFA un accord d’exploitation conjointe des droits des compétitions européennes par l’intermédiaire de la société UC3.
Le congrès pourrait aussi marquer la présence de Joan Laporta, désormais comme membre à part entière. Nasser Al-Khelaïfi et Aleksander Ceferin s’étaient opposés ensemble au projet de Superligue, désormais écarté. Le président du Barça avait déjà participé à l’édition de Rome en 2025, où la paix avec le Barça avait été mise en scène, et pourrait cette fois se présenter officiellement.
Le Real Madrid, pour sa part, évolue indépendamment de l’EFC. Le club a conclu un accord avec l’UEFA afin de quitter le projet de Superligue, en échange de nouvelles réformes dans le nouveau format de la Ligue des champions, mais aucun représentant madrilène ne se rendra à Copenhague.
Des représentants des clubs espagnols membres de l’EFC seront présents, avec Miguel Ángel Gil en tête, à la fois figure de l’Atlético et membre exécutif de l’association. Le cas du City devrait également agiter les échanges : l’EFC ne souhaite pas encore adopter de position ferme, faute d’élément officiel de la Premier, alors qu’une annonce d’un organisme indépendant concerne pour l’heure les infractions des Citizens. Des représentants du City seront présents, comme à chaque assemblée, mais aucune prise de position officielle sur ce sujet n’est attendue dans les discours de Nasser Al-Khelaïfi ou d’Aleksander Ceferin.
Enfin, l’EFC abordera sa gouvernance. Forte de plus de cent membres, elle entend améliorer sa représentation, s’adapter à sa croissance et devenir plus inclusive.
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