Le confort des pilotes face aux fortes chaleurs est un sujet depuis le Grand Prix du Qatar 2023, où plusieurs d’entre eux ont présenté des symptômes d’épuisement pendant la course à Doha. Disputée en octobre, l’épreuve a ensuite été déplacée en décembre, à une période jugée plus clémente. George Russell, pilote de Mercedes, a relancé le débat en estimant que la FIA devrait aider les équipes à s’équiper de gilets refroidissants, plutôt que de les laisser seules face à cet arbitrage.
Après ces épisodes, la FIA et les équipes de Formule 1 ont mené des recherches pour améliorer la ventilation et le refroidissement des pilotes dans des conditions extrêmes. La fédération déclare une « alerte chaleur » au début d’un week-end de Grand Prix lorsqu’une séance en piste est prévue avec une température ambiante supérieure à 31 °C.
Russell a indiqué qu’il aurait préféré utiliser un dispositif adapté à ses besoins, mais que Mercedes avait renoncé à en développer un. « Nous ne porterons pas le gilet refroidissant, car nous n’avons pas consacré les ressources nécessaires pour le rendre suffisamment fiable », a-t-il expliqué. Il a aussi appelé la FIA à intervenir pour éviter que les équipes ne renoncent à cet équipement au nom de leurs autres priorités: il propose notamment une enveloppe supplémentaire dans le plafond des coûts ou le recours à un prestataire extérieur chargé de développer une solution pour tous. « Parce que nous devrions tous le porter », a-t-il insisté.
Le débat ne signifie pas, selon les éléments rapportés, que Russell accuse son équipe de le contraindre à courir dans des conditions dangereuses. L’enjeu est aussi celui des ressources: les alertes chaleur ne sont déclenchées qu’un nombre limité de fois par saison et, pour la plupart des équipes, les conditions sont rares et moins extrêmes qu’au Qatar en 2023. Les moyens consacrés à des gilets utilisés ponctuellement ne seraient pas investis dans l’amélioration de la performance de la W17.
La question se pose alors que Mercedes lutte pour rester devant McLaren, Red Bull et Ferrari. Le Grand Prix de Bahreïn, exceptionnellement organisé en Malaisie, constitue la troisième alerte chaleur de la saison 2026; une quatrième est probable le week-end suivant, à Singapour. Pour Russell, une réponse collective de la FIA pourrait permettre de traiter le confort des pilotes sans faire peser seul le coût du développement sur chaque équipe.
Commentaires